17.05.2007
Un singe en hiver
Quel film illustrerait mieux l’esprit de cette page ?
A l’heure où les multiplexes déversent des torrents de merde à gros budget pour provoquer et célébrer l’accouchement d’une humanité lobotomisée, souvenons-nous de ce que pouvait donner l’interprétation d’un Gabin et la verve d’un Audiard au service d’une œuvre de Blondin. Le panache des hussards !
Une histoire de père, et à double titre, celle du père venu récupérer sa fille et celle de la filiation qui se dessine entre le vieil ours et le jeune singe. Un vieil ours qui, le temps d’une apothéose en forme de feu d’artifice, replonge dans l’alcool comme pour mieux remettre sur son chemin le jeune singe perdu en hiver qu’une petite fille attend dans un austère pensionnat. Le temps de faire la nique au conformisme.
Une histoire d’hommes, face à leur destin, une histoire pleine d’humanité dans la quelle l’humour et le tragique se servent mutuellement. Là, le subtil ne s’embarrassait pas de rhétorique inutile, la poésie naissait du réalisme, le dérisoire côtoyait le sublime. Tout était dit.
05:05 Publié dans Films cultes, Gabin, La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours, Pères et enfants, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Gabin, Blondin, Audiard, Un singe en hiver, hussards
14.05.2007
Big mother: Psychopathologie de la vie politique
Par Michel Schneider
- " Les hommes politiques se sont avisés de tout le parti qu’ils peuvent tirer d’un État à l’écoute de la société comme une mère de ses petits. Dans leurs adresses au bon peuple, ils placent donc les femmes et les enfants d’abord. On parle désormais de changer la France comme les mères les couches de leurs bébés. Par ces mères bien-surveillantes, la France est conviée à une cure de purification : il faut tout éliminer ! Tout : le tabac, le secret, la différence des sexes, le risque, les famines animales, les OGM, le machisme, la mort, le bizutage, la drague, la corruption, le racisme, les MST, le nom du père. L'auteur, assourdi par tant de paroles pour ne rien dire, a choisi de poser un regard interrogateur sur notre bêtise contemporaine. Et pour tenter de comprendre son pays et son temps, la pensée de Freud lui a semblé plus utile qu’aucune autre. Car, parmi les maux de la politique, certains relèvent bien d’une psychopathologie. Cependant, on ne considérera pas le présent livre comme un traité ni même comme un essai de psychanalyse appliquée, mais comme un journal tenu par un psychanalyste qui y consigne non tant ses théories ou ses interprétations que ses afflictions et ses répugnances."
- Michel Schneider : Énarque, conseiller-maître à la Cour des comptes, Michel Schneider a été directeur de la musique et de la danse au ministère de la culture. Auteur de Glenn Gould, piano solo, de Schumann, la tombée du jour et de La Comédie de la culture, il a récemment publié Prima Donna et Musiques de nuit.- Le jour de mars 2007 où j'ai lancé cette page sur le droit des pères et l'identité masculine en choisissant d'y associer la critique de la société de consomation et du politiquement correct et en parlant de société-matrice, je ne savais encore rien des auteurs qui avaient déjà défriché le sujet et que je découvre peu à peu sur la toile. Un peu déçu de n'être pas finalement un explorateur de profondes forêts de la pensée, mais conforté dans ce combat par les traces des précurseurs...
22:08 Publié dans La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours, Livres, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, maternel, sécurité, tabac, sexisme, drague
10.05.2007
Fight Club : «Des consomateurs ! Nous sommes les sous produits d’un système devenu une obsession »
23:40 Publié dans Films cultes, La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Consomations, consomateur, système, obsession, économie
Le Dernier Trappeur
Film culte de la masculinité, plaisirs pour les sens, plaidoirie pour l’environnement. Une épopée du quotidien, d’un quotidien différent qui nous fait percevoir en négatif tout ce que nos vies comportent de superficiel. Bien loin des cosmétiques pour « hommes » de l’ère des métrosexuels, il nous rappel que l’eau, le feu, la lumière et le mouvement sont nos besoins vitaux et le reste, le superflu qui nous empoisonne. Un peu de lumière, un peu de liberté ! Des images superbes bien sûr, mais des images, surtout, comme base de résistance. Une histoire d'un homme libre, qui devrait nous donner envie de secouer les barreaux...
23:35 Publié dans Films cultes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dernier trappeur, grand nord, cinéma, environnement, masculin
Fausse route : Réflexions sur 30 années de féminisme d’Élisabeth Badinter
"Fausse route d’Élisabeth Badinter dresse un état des lieux des luttes féministes. Rappelant que la différence des sexes est un fait qui ne doit pas prédestiner aux rôles et aux fonctions, Élisabeth Badinter pointe, dénonce parfois, les contradictions d’un féminisme "obsédé par la problématique identitaire". Et l’auteur de poser la question : quels sont les réels progrès réalisés depuis quinze ans ? À étudier de près les phénomènes sociaux et comportementaux durant les deux dernières décennies, aussi bien dans le monde oriental que dans le monde occidental, on prend conscience de la pérennité d’une guerre des sexes, doublée d’une renaissance des stéréotypes sexuels. Au-delà de ce constat, Élisabeth Badinter décrypte la tendance insidieuse d’un nouveau féminisme qui a retrouvé les accents moralisateurs du judéo-christianisme, voire la naissance d’une "bien-pensance féminine" ou – pire – une dérive d’un féminisme guerrier.
Qu’on ne se trompe pas : la guerre des sexes a toujours lieu. Élisabeth Badinter rappelle que "l’indifférenciation des sexes n’est pas celle des identités. C’est au contraire la condition de leur multiplicité et de notre liberté". --Denis Gombert
"Elisabeth Badinter est notamment l’auteur d’Emilie, Emilie : l’ambition féminine au XVIIIe siècle, des Remontrances de Malhesherbes, de la série des Passions intellectuelles. Avec Robert Badinter, elle a écrit Condorcet. Un intellectuel en politique. Sur les relations hommes/femmes, elle a publié plusieurs ouvrages classiques, L’Amour en plus, L’un est l’autre et XY, De l’identité masculine."
"À en croire certains discours, il ne s’agit plus seulement de condamner les obsédés, les pervers. Le mal est bien plus profond et touche la moitié de l’humanité. C’est le principe même de virilité qui est mis en accusation. D’un côté Elle, impuissante et opprimée ; de l’autre Lui, violent, dominateur, exploiteur. Les voilà l’un et l’autre figés dans leur opposition. On prône ainsi un encadrement de plus en plus strict de la sexualité masculine qui atteint par ricochet celle des femmes. L’élargissement progressif de la notion de crime sexuel et la répression mise en place depuis quelques années dessine la carte d’un sexe légal, moral et sacralisé en opposition radicale avec la liberté sexuelle dont usent les nouvelles générations. En luttant aujourd’hui pour l’élargissement de la répression du crime sexuel à la prostitution et à la pornographie, le féminisme bien pensant n’hésite pas à faire alliance avec l’ordre moral le plus traditionnel. L’enjeu de la bataille est fondamental : il ne s’agit rien moins que de la redéfinition des rapports entre hommes et femmes, et de leurs libertés réciproques." E. B.
"D’amalgames en régressions, un bilan sans concession du discours féministe."
23:33 Publié dans Livres, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, Badinter, sexe, virilité, homme, pervers, crime sexuel
24.04.2007
Une offensive orchestrée contre le féminisme ?
Encore quasiment inconnu en France, un véritable mouvement «masculiniste» est en train de prendre corps au Canada et dans les pays anglo-saxon sur la base de la défense des droits des pères. Cette nouvelle tendance, évidement salutaire, ferra bien sûr régulièrement l’objet d’informations, d’analyse et de commentaires sur ce site. Disposant d’assez peu d’information dans l’immédiat, je me propose dans un premier temps d’inscrire ici quelques liens mais ça n’est bien sûr qu’un début.
La stratégie masculiniste, une offensive orchestrée contre le féminisme ! C’est déjà ce qu’affirment des ultras féministes québécoise ; jugez vous-même !
Cette attaque directe et virulente contre les organisations de défense des droits des pères montre bien l’importance que prend ce mouvement et il serrait tout à fait dommageable que nous ne soyons pas capable en France, de nous organiser nous aussi.
Mais surtout ne manquez pas de jeter un œil sur les sites « masculinistes » incriminés afin de vous faire votre propre opinion par vous-même (pardon pour le pléonasme).
Site : L’après-rupture, atelier pour les liens père-enfants .
Livre : Si les hommes ont le pouvoir, pourquoi les femmes imposent-t-elles les règles ?
N’hésitez pas à laisser ici vos commentaire à propos de ces sites et sur cette cette polémique québécoise… je n’en connais pas encore tous les tenants et les aboutissants mais je reconnais bien là déjà, le dénigrement qui consiste à vouloir étouffer le combat pour le droit des pères en le faisant passer pour une sorte de vulgaire réaction d'arrière-garde au féminisme. Dénigrez, il en restera toujours quelque chose !
Tous ceux d’entre-vous qui comme moi ont vécu dans leur chair une séparation d’avec leur enfants, apprécieront.
PS : Même le correcteur d’orthographe fait preuve d’un sexisme lamentable en refusant le terme de «masculinisme» quand il accepte sans broncher celui de féminisme ;-)
07:18 Publié dans Blog-note, Mon fils, ma bataille, Pères et enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, masculinisme, droit des pères, enfants, divorce, Québéc, polémique
25.03.2007
Enfants du divorce : Vacances à l'aventure...
D’ailleurs à l’endroit précis où est prise la photo, c’est justement des fromages que fabriquaient, quatre siècle plus tôt, les ancêtres de ces deux marmots, pour tenter de survivre… La vie dans le coin à l'époque : en 1661, Remy Laurent, Georges Mathias et Sébastien Guerre étaient retrouvés morts , surpris par le froid au pied de la roche d’Angoisse alors que leur caravane revenaient de Soultzmatt en Alsace… depuis, combien de générations de misère, d’usines sacrifiées et de chaire à canon pour fabriquer la poussière des cimetières et les petites cuillères en argent des pseudo élites parisiennes ? Mais la vie est toujours là, insolente, qui éclate et qui nargue la fatalité !
Un gros merde quand même aux bobos parisiens nantis qui veulent entraîner toute la France dans leurs repentances obséquieuses. "Pio pôre que Vôle", "Plutôt pauvres que valets" était la devise de la République de la Bresse. Nous aurions sans doutes plus de comptes à demander que d’excuses à formuler et nous n’avons de notre histoire que des motifs de fierté ! Pour mon grand père prisonnier cinq ans en Allemagne, pour ma mère qui travaillait à l’usine à quatorze ans et pour la dignité de mes enfants, je me devais cette digression. Si des prétendus philosophes trop biens nourris veulent se repentir, qu’ils laissent le peuple en dehors de cela ou alors qu’ils cessent de nous considérer comme français. La Lorraine n'a aucune repentance à formuler !
(à suivre...)
06:35 Publié dans Pères et enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, enfants, familles, divorce, plage, aventure, découverte
05.03.2007
Les matins volés aux enfants-valises
Lundi 28 mai 2001 : Les saisons s’enchaînent aux saisons. Le même printemps que celui de l’année précédente. La même précarité. Les enfants peut-être s’habituent peu à peu à n’avoir un père que tous les quinze jours. Finiront-ils par trouver normal cette vie déchirée, ce rapt légal ? Geoffroy n’aura rien connu d’autre, pas de souvenirs de cette vie où son père était là tous les jours. Aymeric quant à lui s’accroche à cette mémoire de notre vie d’avant. Visiblement, il ne veut pas la perdre. Il tient à ces moments de son enfance, à nos câlins quotidiens, à la magie des histoires et des aventures que devenaient chacune de nos promenades. Il y a de l’inquiétude dans son regard à l’idée d’oublier tout cela. De la tristesse même quand il ne parvient plus à se remémorer précisément cette vie « d’avant que maman divorce ».
Il a conscience d’un avant et d’un après et certainement, il sent bien que plus le temps passe, plus cet avant devient une bribe lointaine de son histoire. Bientôt la nouvelle situation aura durée aussi longtemps pour lui que l’ancienne et sombrera dans les méandres de l’oubli.
Jeudi 22 février 2007 : On vous a volé l’enfance qui vous était promise. A tous les trois, on a confisqué votre enfance… Quel prix pour les matins volés, les matins envolés ? Quel prix pour une vie escamotée ? La justice familiale, au nom du divorce facile, a fait de vous des bagages… petits paquets dont les horaires de livraison sont fixés par le tribunal postal des enfants sur le tableau de la justice aveugle. Le triomphe du féminisme c’est l’enfant-valise !
03:25 Publié dans Blog-note, La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours, Mémoires d'un rapt légal, Pères et enfants | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : écriture, journal intime, blog, divorce, enfants, pères, mères
22.02.2007
La prison sans barreaux
C’est une forme barbare d’emprisonnement. Quand une femme demande le divorce, (puisqu’elle est femme, elle est forcément la victime) son mari est considéré d’office comme coupable de ne pas lui avoir donné satisfaction. S’il est père, on le condamne par avance à perdre son rôle de père. Une parodie de justice est organisée pour la forme. Les avocats échangent des phrases convenues qu’une juge écoute d’une oreille distraite. Des phrases sans importance qui ne changeront rien à la sentence, des phrases qui ne sont finalement prononcées et écrites que pour justifier la fonction de ceux qui les prononcent et les écrivent. L’homme sera forcement jugé coupable… de manière préventive. Par la suite quelque soit l’évolution de la procédure, on ne reviendra pas sur le nouveau domicile des enfants.
Au lieu d’isoler le condamné dans un lieu fermé, on se contente d’enlever de son environnement les êtres les plus chers, ses enfants. On le prive de sa vie en lui laissant l’illusion de la liberté. Il reste le parloir des premières, troisièmes et parfois cinquièmes fins de semaines ; les permissions durant la moitié des congés scolaires. L’obligation de réintégrer à l’heure, bien sûr, à la quelle tout manquement est sanctionné. La surveillance est de fait confiée à la mère, qui est chargée de dénoncer toute entorse au règlement ; qui s’arroge cette fonction en tout cas et proteste pour la moindre chaussette manquant à ses enfants-valises. Pour rémunération de ce travail de surveillance : la pension alimentaire. C’est la prison la plus pernicieuse que l’esprit humain est inventé. Ses barreaux n’existent que pour les pères les plus aimants et ne sont que dans l’âme du prisonnier (et de ses enfants), les autres ne les voient pas. C’est l’amour qu’on condamne et qu’on emprisonne.
Prison immatérielle que l’on emporte avec soi partout où l’on va et que l’on est seul à connaître. Le détenu sait que s’il clame son innocence et demande sa libération d’une cellule qui n’existe que dans sa tête, il passera pour un aliéné. Il n’a qu’à se taire et à accepter son sort. Quant à l’idée de s’évader… il n’existe qu’une issue, quitter le pays avec ses enfants. Mais le parent qui les aime ne veut pas les priver de l’autre parent.
23:54 Publié dans Blog-note, La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours, Mémoires d'un rapt légal, Pères et enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, journal intime, blog, divorce, paternité, justice, prison
21.02.2007
Citadin, gaspilleur d'atomes, assassin d'étoiles
J’aime l’éclat inutile du réverbère perdu dans la nuit d’une rue pavée… surtout… quand un filet de brume s’y accroche mais à quoi bon ces millions de lampadaires qui tels des sentinelles au garde-à-vous jettent sans fin la lumière vers le ciel. Ils ne brillent pour personne puisque les braves gens dorment. Et toutes les rues, à perte de vue, brillent de solitude illuminée. Mais quoi ? N’ont-ils pas assez de leurs volets, de leurs alarmes, il faut que leurs rues soient éclairées, et non seulement les rues mais aussi les boulevards, les centres commerciaux des banlieues aux enseignes pétantes de couleurs à faire dégueuler et jusqu’aux plus lointains tronçons d’autoroutes aux fins fonds des forêts des Ardennes ???
Citadin, bourgeois frileux, tu inondes le ciel chaque nuits de tes lumières blafardes et tu pleurniches chaque jour sur le réchauffement de la planète. Gaspilleur d’atomes, tueur de voix lactée, assassin d’étoiles, fossoyeur de poésie… tu les éteins toute une à une, en allumant sur terre les feux de ton orgueil et de ta peur…
Les paysans de la Beauce comme ceux d’Afrique ou d’ailleurs ont chaque nuit, la nuit autour de leur maison, et grand bien leur fasse ! Mais toi, citadin, plus tu es citadin, plus tu es parisien, plus tu es bourgeois, plus tu bouffes de lumière pour exorciser tes peurs. Plus il te faut chasser au loin et pourchasser la plus petite parcelle d’obscurité. Mais de quoi as-tu vraiment peur au fond ? Rejeter les ténèbres naturelles de la nuit… rejeter tout ce qui rappelle la nature du monde si terrifiante à tes yeux puisqu’elle remet en cause les constructions imaginaires de ta vie. Chasser le naturel, chasser la vérité… Citadin… tu as peur de la vérité. L’indécente vérité nue de ta pauvre vie convient si peu aux images que tes cinémas t’ont forgée. La nuit, quelle archaïsme n’est-ce pas ? Cette nuit profonde et éternelle qui rôde autour des tiens depuis… la nuit des temps justement ! Rien n’est moins moderne que la nuit ! Ta femme fuit la vérité à grand renforts de maquillages, tes enfants la fuient dans leurs jeux vidéos et pour toute la famille surtout, il faut chasser loin de la maison, loin de la rue, loin de la citée cette horrible chose qu’est la nuit ! … Alors, il n’y aura jamais assez de lampadaires pour te rassurer ! Et quand tu auras tuée l’image de la dernière étoile… tu auras toujours peur, bourgeois ! Car la peur est au bourgeois, ce que le courage est au guerrier, ce que la beauté est au poète ce que le jeu est à l’enfant, ce que la lumière est au soleil, sa nature profonde. Citadin, redeviens un homme, éteins la lumière !
(Il suffirait d’équiper tous les éclairages publics de détecteurs de mouvements pour qu’à l’échelle de la planète, des dizaines de millions de rues et de voies ne soient plus éclairées pour rien, un investissement relativement minime pour une économie considérable en retour… mais bon, les écolos préfèrent nous vendre des éoliennes que des bonnes idées, ça fait plus de bruit !)
Note publiée avec le soutien moral du C.I.P.C.G.O.N (Comité International de Protection des Chats de Gouttière et des Oiseaux de Nuits).
13:58 Publié dans La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, journal intime, blog, poésie, écologie, astronomie
Président’Academy 2007
Suite à la proposition faite sur ce site aux pères divorcés de s’abstenir lors de la prochaine élection présidentielle, un lecteur de cette note soulignait dans un commentaire les nombreux enjeux de cette consultation… j’ai beaucoup réfléchi et… je ne vois pas où sont ces enjeux… à moins que :
- Droite ou gauche ?
- Madame ou Monsieur ?
- Le petit coq ou l’oie blanche ?
- L’incompétence ou l’arrivisme ?
- Tatcher en pantalon ou Blair en jupon ??
- Baisse du pouvoir d’achat ou hausse des prix ?
- L’hygiénisme sécuritaire ou la sécurité hygiénique ?
- La mondialisation heureuse ou le bonheur mondialisé ?
- La France est-elle soluble dans l’Europe marchande ou dans le marché mondiale ?
- Libéralisme brut en bouteille transparente ou libéralisme brut …en bouteille rose ?
- Faire semblant de contrôler les flux migratoires ou feindre de choisir l’immigration subie ?
- Dictature des médias pseudo télévisuellement démocratique ou démocratie participative autoritairement consensuelle ?
- Alignement sur la politique américaine ou alignement sur la politique de l’OTAN ? Cornélien ça ! Combien de sous-marin nucléaire, la France ? Sais pas la « bravitude » y pourvoira ! Franchement une telle incompétence de la part d’une petite bourgeoise qui se la pète façon je-suis-l’incarnation-de-l’élégence-aristocratique c’est une insulte à tous les français qui travaillent, qui connaissent leur boulot et qui rament au quotidien pour s’en sortir. A priori elle semble pas avoir le profil de l’emploie. Qu’on passe une annonce à l’ANPE !!! Pour ? Pour lui trouver un job et rechercher un autre candidat !
- LE candidat du oui à la constitution européenne ou LA candidate du oui à la constitution européenne ? Mais il y a aussi LE candidat du oui à la constitution européenne si on veut… enfin L’AUTRE, le encore plus européen du centre là… On avait pas dit non la dernière fois ? Mais oui, mais oui, je crois bien qu’on avait dit NON !
- Nicolas, Ségolène ou encore François … pour éliminer Nicolas, tapez 1, pour éliminer Ségolène, tapez 2 ! Dur de choisir, elle avait une belle robe rouge Ségo mais la cravate à pois de Sarko n’était pas mal non plus… (Si si ! on lit des trucs comme ça sur les blogs des bobos). Medias parisiens, vot’ spectacle, il est même pas marrant… d’abord !
Alors pardon donc, c’est vrai, je n’y avais pas réfléchi… Les enjeux de cette élection sont en effet considérables… Comment passer à côté… ça serait terriblement dommage de ne pas participer par son petit bulletin à la finale de la Président’Academy 2007 ! Je pourrais le regrette toute ma vie de manquer ça…
Des enjeux ? J’ me marre ! Mais PUTIN qu’on leur dise MERDE à tous ces marchands de soupe, à ces fabricants d’info, à ces agitateurs de tempêtes en verre d’eau. Qu’on éteigne leurs faces de clowns sinistres sur nos écrans ! PEUPLE, tu crèves de dormir devant ta télé à regarder le monde tel qu’un microcosme établi veut bien te le montrer ! Mais t’es déjà mort ou quoi ?
On te montre quelques sans-abri et ça y est t’ose plus rien revendiquer parce qu’il y a plus malheureux que toi ? On te montre les usines qui ferment alors c’est déjà bien d’avoir du travail, priez pour nous Sainte Ségo pour nous et pour notre boulot ! Protégez-nous tout puissant Sarko !
Alors on se prépare aux salaires chinois en gardant des prix bien de chez nous… mais bon, « on a tous droit à une assurance vie à 4,25% » et puis la nouvelle Carsa vient de sortir et pour ceux qui ne pourront pas se la payer Altoya propose des models au 1/43ème En plus avec Barilon, on pourra toujours manger des pâtes… Ha la pub, comme c’est rassurant ! On va manquer de rien, forcément, vu que c’est nous les consommateurs ! La nouvelle élite, les consommateurs ! Bien plus important encore que les producteurs. La grande usine a besoin de nous, de nous confiants et endormis ; gavés, confiants et endormis.
C’est quand le réveil ?
On est des dizaines de millions à ne pas avoir les mêmes problèmes ni les mêmes préoccupations que la médio-médiacratie qui déboise h24 sur nos écrans. Alors on attend quoi pour éteindre la télé et pour poser les vraies questions ?
« (…) une question sociale volontairement occultée par la peopolisation d’une élection réduite à une finale de Star Academy, à la rivalité sans fond de Sarkozy et Ségolène, dans un véritable show à l’américaine, avec primaire et deuxième tour direct, qui bafoue toutes les traditions du débat politique à la française, et qu’on doit situer en toute honnêteté entre Hollywood et Georges Orwell. Deux candidats surmédiatisés au service de la même mondialisation libérale avec, d’un côté, un républicain libéral et, de l’autre, forcément, UNE démocrate libérale puisque, comme chacun sait, la gauche aujourd’hui ne se différencie plus de la droite sur des questions sérieuses économiques et sociales, mais par un petit plus de féminité ! (…)
« Tout et son contraire » pour Sarkozy, qui change chaque jour d’orientation politique donc économique en fonction des sondages…
« Tout et n’importe quoi » pour Ségolène qui, par son début de campagne calamiteux, a le mérite de nous montrer les limites de la politique réduite à la séduction et à l’émotionnel.
Des deux côtés, une absence de programme, qui cache le même programme :
Achever de soumettre la France, via l’Europe, à la dictature du Marché, de l’Organisation Mondiale du Commerce et de la Banque mondiale, pour une société toujours plus inégalitaire sur ce modèle anglo-saxon qui semble tant fasciner nos élites ; élites qui n’ont que mépris affiché pour la France, ce à quoi elle aspire et ce qu’elle incarne.» Alain Soral
05:40 Publié dans La griffe et le croc : coups de gueule de l'ours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Sarkozy, Royal, éléctions, présidentielle, 2007, Soral
20.02.2007
Une enfance dans les steppes
Si les Grecs nous nommaient Scythes (Skuthai) le nom de notre tribu dans notre langue était « scolotes » (Skolotoi), parmi l’ensemble des Aryas.
Lorsque enfant je demandais à mon père où s’établissaient les limites de notre royaume, il me répondait :
Aussi loin que le galop de nos chevaux peut nous porter durant des jours et des jours à travers la steppe, aussi loin s’étend notre domaine.
Nos frontières étaient celles que nos chevaux pouvaient tracer et notre empire des steppes n’avaient d’autres limites que celles de notre mobilité. Toutes les tribus que nous aurions pu rencontrer, aussi loin que pouvaient nous mener nos chevaux nous devaient allégeance et si nous en trouvions d’autres au-delà il n’y avait pas de raison qu’elles ne s’inclinent à leur tour.
Nous avions même me racontaient mon père vaincu deux grands empires aux extrémités du monde.
Deux empires bâtisseurs, qui construisaient des villes et de gigantesques kourganes en forme de pyramides, L’Egypte et la Chine.
Mon enfance fut donc rythmée par le galop des chevaux dans un espace sans limite. L’herbe en dessous et les étoiles au-dessus avec les fleuves pour seuls obstacles.
J’appris plus tard que cette toute puissance n’était que relative quand mon père m’expliqua les raisons pour les quelles les jeunes nobles scythes devaient partir suivre leur initiation en Grèce :
Je devais disait-il, afin de vaincre mes réticences, y apprendre ce qu’il fallait savoir sur les étoiles et la mer.
Si les étoiles m’étaient familières, je ne connaissais de la mer que des rivages de vase et de roseaux. Elle n’était, croyais-je, que l’enfant gloutonne des fleuves de la steppe. Il me semblait étrange et quelque peu vain de vouloir y naviguer comme le faisait les grecs. Pourtant ceux d’entre eux qui s’étaient établis sur nos côtes à Olbia savaient se servir des étoiles non seulement pour se guider mais aussi pour interpréter le langage de leurs dieux et encore pour mieux connaître le monde d’en bas. La mer enfin pouvait les conduire en d’autres lieux auxquels la steppe ne conduit pas. Par la mer, ils étaient venus à nous. Et la mer qui les avait conduit là leur avait aussi ouvert d’autres portes sur d’autres peuples. D’autres peuples leur avait comme nous concéder d’établir une ville comme comptoir pour le commerce, et les échanges qu’ils réalisaient renforçaient leur puissance. La mer était une force considérable pour les grecs et nous ne pouvions rester à l’écart de ce monde nouveau qui se dessinait.
Choisir de l’ignorer en ne comptant que sur la pointe de nos flèches, c’était courir le risque de laisser les Perses nous intégrer un jour à leur empire. Choisir comme le souhaitaient de nombreux seigneurs et une grande partie du peuple de jeter les grecs à la mer et avec eux leurs marchandises inutiles et leurs idées tortueuses, c’était se priver de connaître toutes les évolutions du monde et se rendre plus faibles face à nos ennemis.
Ma sœur, Ouria, pensait que rien ne menaçait notre mode de vie. Pour elle, il n’y avait rien à craindre des Perses et de leurs éléphants et il n’y avait qu’à laisser aux Gercs leur art et leur commerce. Tout le monde croyait-elle ne demandait qu’à vivre en paix. Elle refusait l’idée de partir à ?Athènes? où les femmes étaient confinées à leur foyer.
07:03 Publié dans Cavaliers des steppes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, journal intime, histoire, nomade, steppes, enfance
18.02.2007
Appel à l'abstention pour les pères divorcés ?
Journaux, radios, télévisions, tous médias confondus… les jouets des bobos parisiens, ne laissent pas passer une journée sans évoquer le combat des couples homosexuels pour le droit au mariage et à l’adoption. C’est le grand débat de société dont s’emparent les journalistes, les intellectuels investis par les journalistes et les hommes politiques adoubés par les intellectuels investis par les journalistes…
Une fois, de temps en temps, un petit mot condescendant pour le combat des pères divorcés, quand le président d’une association décide de mettre fin à ces jours.
Ils sont sur une autre planète ! Ce petit monde qui dirige le pays, cette coterie, un jour finira par se casser la gueule… même pas ils vont comprendre…
Les couples homos en mal d’enfant ou de robe blanche doivent représenter à peine 0,1% de la population française… (Tous les homosexuels ne sont pas forcément favorables à cette revendication !) mais quelle belle cause pour des soixante-huitards attardés malgré l’embonpoint. Oui on s’embourgeoise, on fait partie de l’élite, on s’est converti au libéralisme et on a les actions qui vont avec, mais... on est toujours à la pointe du combat pour les opprimés, quitte à s’en inventer toujours de nouvelles catégories… et puis on tient à pouvoir entrer dans les boîtes les plus branchées de la capitale…
Le droit des pères ? On en parle quand dans tout ça ?
Combien sommes-nous à souhaiter la parité en matière de garde d’enfant ? Deux, trois, quatre millions ? 5% des citoyens de ce pays environ à être directement concernés en tant que père.
Qu’en pensent nos représentants de la média sphère, enfin, média bulle ?
Que c’est une cause rétrograde et provinciale ?! Voyons, les femmes ont eu tellement de mal à obtenir les mêmes droits, les pères privés de leurs enfants ne vont pas rechigner tout de même ?!
Non ça n’est pas accrocheur comme sujet, trop banal, cela ne flatte pas le voyeurisme du téléspectateur pense le journaliste. Ca n’est pas à l’avant-garde du combat libertaire aux yeux de notre petite « élite » parisienne, et pour la classe politique ça ne rapporte rien : on risque de se mettre autant d’électeur à dos qu’on pourrait en gagner : discrétion donc, sujet scabreux, surtout pas un mot dans la campagne électorale.
Pas un mot Sarko !!! Pas un mot Ségo !!! Pas un mot personne d’ailleurs… pas fous ! Risquent pas de l’ouvrir… On parie quoi ?
Pourtant la parité, ça existe en politique, tout le monde l’a voté pour faire bien, allez ! 50% de femmes sur les listes sous peine de sanction ! La République des cotas est née ce jour là ! La démocratie, mais seulement en cochant les cases proposées… Mais alors, pourquoi pas la même chose en matière de garde d’enfants ?!? Mesdames, et les messieurs qui vous accompagne, il est tant de choisir !
Si la justice sanctionne comme une discrimination le fait de ne pas présenter autant de femme que d’homme lors d’une élection, comment la même justice peut-elle accorder la garde des enfants à la mère dans 95% des cas ?
Cette justice ne devrait-elle pas être condamnée pour discrimination sexiste ???
Les petit(e)s juges aux affaires familiales répondront que c’est l’intérêt de l’enfant qui prime avant tout…
Oui, et alors ? Considérer que l’intérêt de l’enfant est d’être avec sa mère dans 95% des cas, n’est-ce pas déjà en soi une discrimination sexiste ?
Que prévoient nos institutions si la justice se place hors la loi ?
En attendant le procès de la justice familiale, les pères divorcés vont-ils voter pour les représentants d’un tel système ? Une République qui prône hypocritement la parité dans tous les domaines et qui refuse à ses citoyens de sexe masculin, les mêmes droits qu’aux autres citoyennes, les mêmes droits d’exercer simplement leurs devoirs de parents est-elle une République digne de ce nom ?
Citoyens de secondes zone, pourquoi les pères divorcés iraient-ils par leurs bulletins, cautionner le système qui les discrimine ?
A ce stade, je ne sais pas si je dois laisser le point d’interrogation ou proposer à tous les pères dans ma situation de relayer un appel à l’abstention massive lors des prochaines échéances électorales…
J’attends vos réactions…
11:46 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, presidentielle, 2007, société, divorce, famille, pères






